Dermatologie et chirurgie esthétiques

Cabinet du 23 rue de Saint-Pétersbourg


Hypersudation

L’hypersudation ou hyperhidrose est due à une production excessive de sueur par les glandes sudorales eccrines.

Les glandes eccrines sont reparties sur tout le corps, mais leur densité est particulièrement importante au niveau des creux axillaires (aisselles), des régions des paumes de main et des plantes de pied, leur sécrétion est sous la dépendance des terminaisons nerveuses dont le neuromédiateur est l’acétylcholine.

Dans l’hyperhidrose sévère, la morphologie glandulaire est normale mais l’excrétion est dix fois supérieure à la normale pouvant atteindre des litres par heure.

L’hyperhidrose axillaire sévère est reconnue comme une pathologie invalidante. C’est un réel handicap socioprofessionnel, allant du changement itératif de vêtement à un ruissellement important, visible et gênant à la moindre émotion, entraînant une altération importante de la qualité de vie du patient, pouvant aller jusqu’à sa désocialisation.De plus elle peut favoriser les infections liées à la macération cutanée.

Deux types de traitement peuvent être proposés :

  • un traitement chirurgical : il consiste à pratiquer l’ablation chirurgicale du tissu glandulaire. La liposuccion superficielle donne de bons résultats. Néanmoins il est impossible de supprimer la totalité du tissu glandulaire.

  • un traitement médical par la Toxine botulique (Botox®)

    Dans la mesure où la toxine botulinique bloque la transmission cholinergique, il était plausible d’attendre un effet réducteur de la sudation provoquée par l’injection locale du produit. Les premières publications à propos du traitement de l’hyperhidrose axillaire par le Botox® remontent à 1997. L’efficacité est évidente puisque, selon les séries, l’efficacité subjective estimée par les patients et objective mesurée par le test à l’amidon de Minor et la planimétrie de zones humides sont améliorés chez 81 à 94 % des patients.

    L’efficacité du produit est retardée, apparaissant en moyenne 1 semaine après l’injection.

    La durée moyenne de l’effet est de 7 mois 1/2 (jusqu’à 12 mois chez 20% des patients). Un intervalle minimum de 4 mois doit être respecté entre 2 injections.

    Dans la région axillaire, il s’agit d’un traitement simple et peu invasif , ces injections sont indolores et ne nécessitent aucune anesthésie préalable.

    Le traitement n’est pas remboursé par la Sécurité Sociale.