Dermatologie et chirurgie esthétiques

Cabinet du 23 rue de Saint-Pétersbourg


Histoire naturelle des cicatrices

Les cicatrices sont inévitables, définitives et indélébiles.

Sauf si elle est très superficielle, toute plaie, toute brûlure, toute incision chirurgicale, toute infection, toute lésion qui détruit le derme, laissera une cicatrice définitive et indélébile.

La cicatrisation est un processus qui évolue pendant plusieurs mois.

Avant même de pouvoir juger de l’aspect définitif d’une cicatrice, il convient d’attendre 12 à 18 mois. Immédiatement après l’ablation des fils, la cicatrice est habituellement belle, fine, linéaire. Mais dans les 4 à 8 semaines qui suivent, elle devient progressivement dure, rouge, légèrement boursouflée, et elle s’accompagne de démangeaisons. Ce stade « hyperplasique » initial, parfaitement normal, passe par un maximum d’intensité variable vers le premier ou le deuxième mois. C’est le stade de la cicatrice immature.

Ce n’est qu’après ce délai qu’elle commence à blanchir, à ne plus démanger, à s’aplatir et à s’assouplir, pour prendre progressivement son aspect définitif et stable au bout d’un an environ. L’évolution se termine alors en laissant une cicatrice définitive et indélébile, plate, normalement souple, blanche, insensible et indolore dont l’aspect ne varie plus. C’est le stade de la cicatrice mature.

Mais parfois l’évolution peut être différente, on peut observer :

  • des cicatrices hypertrophiques linéaires
    par exemple, chirurgicale / traumatique
    cicatrices rouges, surélevées, parfois prurigineuses. Ce type de cicatrice se développe habituellement dans les semaines qui suivent l’intervention chirurgicale, la taille peut augmenter rapidement pendant 3 à 6 mois, puis après une phase stationnaire, commencer à régresser. Ces cicatrices vont souvent laisser un cordon plus ou moins surélevé de largeur variable. Le processus de maturation peut prendre jusqu’à 2 ans.
  • des cicatrices chéloïdes
    cicatrices prurigineuses ou douloureuses, localement surélevées s’étendant au-dessus d’un tissu normal. Les chéloïdes peuvent se développer jusqu’à un an après la lésion et ne régressent pas spontanément ; l’excision chirurgicale simple est souvent suivie de récidive voire d’aggravation. Elles sont plus fréquentes sur les peaux noires et dans certaines localisations (lobes d’oreilles, thorax…).
  • des cicatrices atrophiques
    cicatrices en creux (cicatrices d’acné).