Lumière pulsée
La lumière pulsée aussi appelée lumière polychromatique pulsée ou lampe flash est une technique qui a fait son apparition au début des années 2000. Elle se différencie des lasers par l’utilisation dans un même temps de plusieurs longueurs d’onde lumineuses là où les lasers n’en utilisent qu’une seule à la fois.
Cette technique assez diffusée fait appel à des matériels plus ou moins puissants selon l’usage en milieu médical ou non. Doté de plusieurs filtres qui peuvent être adaptés au matériel, les effets obtenus peuvent en être différents.
Les filtres pigmentaires et vasculaires permettent d’estomper certaines pigmentations foncées consécutives à des expositions solaires répétées ou à des cicatrices ainsi que certaines couperoses avec dans ce cas des résultats parfois un peu en retrait par rapport aux lasers vasculaires.
Utilisée avec des filtres plus étroits, elle permet d’obtenir une « stimulation » du derme sans altération de l’épiderme. Les mécanismes d’action ne sont pas encore parfaitement élucidés mais la lumière intense pulsée stimulerait les fibroblastes et permettrait ainsi de relancer la synthèse du collagène.
Elle peut enfin être parfois proposée à des fins épilatoires avec des résultats certains mais beaucoup plus lents à obtenir qu’avec les lasers épilatoires type alexandrite ou yag.
Il s’agit d’une méthode douce de traitement ne nécessitant pas d’éviction sociale, les éventuelles marques superficielles (simples croûtelles, rarement aspect de brûlure) étant très transitoires ou facilement maquillables.
L’indication principale de la lumière pulsée est l’héliodermie (taches solaires, fine couperose et micro-ridules, pores dilatés et grain de peau épais) au niveau des zones photo-exposées. Elle donne un coup d’éclat à la peau du fumeur.
Une autre bonne indication est le traitement de certaines cicatrices notamment de brûlure.
On réalise en général 3 à 4 séances espacées de 1 à 2 mois puis des séances d’entretien annuelles ou biannuelles. La contre-indication absolue est l’existence d’un bronzage préalable ou la prise de vitamine A ou caroténoides dans le mois précédant le traitement. On évitera également l’application d’autobronzants.