Augmentation mammaire par prothèses
L’intervention se propose d’accroître le volume d’une poitrine jugée trop petite grâce à l’implantation de prothèses mammaires.
Le sein peut être trop petit (on parle d’hypotrophie mammaire) du fait d’un développement insuffisant de la glande à la puberté, ou bien subir secondairement une perte du volume glandulaire (grossesse, amaigrissement, perturbations hormonales…).
Le manque de volume peut aussi être associé à une ptôse (poitrine « tombante » avec affaissement de la glande, distension de la peau et aréoles trop basses).
Cette hypotrophie est souvent mal acceptée – tant physiquement que psychologiquement – par la patiente qui le vit comme une atteinte à sa féminité ; avec pour corollaire une perte de la confiance en soi voire le développement d’un véritable complexe.
L’intervention peut se pratiquer à tout âge à partir de 18 ans. Une patiente mineure n’est habituellement pas estimée apte à subir une augmentation mammaire esthétique. Cette chirurgie à visée purement esthétique ne peut bénéficier d’une prise en charge par l’assurance maladie.
Fiabilité des implants
Les implants mammaires actuellement utilisés sont composés d’une enveloppe et d’un produit de remplissage. La grande majorité des prothèses actuellement posées en France et dans le monde sont préremplies de gel de silicone. Ces implants, utilisés depuis plus de 40 ans, ont fait la preuve de leur innocuité et de leur excellente adaptation à ce type de chirurgie car ils sont très proches de la consistance d’un sein normal.
En 10 ans les implants ont bénéficié d’une importante évolution qualitative tant sur l’enveloppe de la prothèse que sur la qualite des gels utilisés La notion de changement obligatoire au-delà de 10 ans ne se justifie donc plus avec les prothèses actuelles qui ne seront remplacées que lorsqu’un problème le justifiant sera détecté ou à l’occasion d’une demande d’amélioration esthétique de la patiente (modification de volume ou de forme, correction de ptôse…).
En sus de cette amélioration de la fiabilité, la nouvelle génération d’implants en silicone se caractérise également par la grande diversité de formes actuellement disponibles, permettant une adaptation personnalisée à chaque cas. Ainsi, à côté des classiques prothèses rondes sont apparus des implants « anatomiques » profilés en forme de goutte d’eau, plus ou moins hauts, larges ou projetés.
Cette grande diversité de formes, associée à un large choix de volumes, permet d’optimiser et d’adapter le choix, presque « sur mesure », des prothèses en fonction de la morphologie de la patiente et de ses attentes personnelles.
Un résultat naturel
C’est ainsi une intervention qui donne des résultats naturels (contrairement aux idées reçues). Les patientes s’approprient très vite leurs prothèses qui font rapidement partie intégrante de soi (pas de sensation de corps étranger) et oublient très rapidement leur aspect antérieur.
Un interrogatoire suivi d’un examen attentif aura été réalisé par le chirurgien qui prendra en compte tous les paramètres qui font de chaque patiente un cas particulier (taille, poids, grossesses, allaitements, morphologie thoracique et mammaire, qualité de la peau, importance de la graisse et de la glande présente, musculature…).
Il s’agit donc d’une intervention sur mesure qui tiendra compte de la morphologie de la patiente et de ses souhaits. L’étude de la morphologie de la patiente est particulièrement importante car elle permet d’évaluer ce que l’on peut faire/ne peut pas faire et ainsi de déterminer quel type de prothèses est le mieux indiqué.
Ainsi en fonction de ces éléments on choisira avec la patiente, l’incision cutanée par où sera introduite la prothèse (appelé voie d’abord), la position de la prothèse (devant ou derrière le muscle), la forme de la prothèse (qui conditionnera la forme du sein) et le volume de l’implant.
Une prothèse ne corrige pas à elle seule un un sein tombant ou une aréole basse. En cas de ptôse mammaire associée (seins tombants, aréoles basses ), il peut être nécessaire de réduire l’enveloppe cutanée du sein afin de le faire remonter (« mastopexie »). Cette résection de peau se traduit alors par des cicatrices plus importantes (autour de l’aréole ± verticale). Cette intervention s’appelle une plastie prothèse.
Télécharger la fiche SOFCPRE (PDF ~ 720 Ko) pour en savoir plus sur les prothèses mammaires.